La charge mentale, en réaction à la BD d’Emma

Vous n’avez pas pu rater cette bande dessinée d’Emma sur la « charge mentale » qui  été tant relayée sur les réseaux sociaux en mai 2017. Elle s’appelle « Fallait demander » . L’auteur y décrit ce qu’est la charge mentale. Puis elle montre en dessins en quoi la charge mentale provoque des déséquilibres et des conflits dans le couple. Enfin, elle propose des pistes de solutions à la fin.

Cette bande dessinée a été partagée de façon « virale » sur les réseaux sociaux.

C’est un sujet qui est traité pour chacune des femmes que j’accompagne. Elles trouvent la charge mentale plus ou moins lourde, s’en accommodent différemment, mais ce que je retrouve chez toutes, c’est bien le souhait de l’alléger d’une part, et qu’elle ne soit plus source de conflit en couple d’autre part.

Vous êtes plusieurs à m’avoir demandé ce que j’en pensais. J’ai d’abord trouvé fine la façon de décrire ce qu’est la charge mentale. Et puis été très gênée par les « propositions de solutions » à la fin.

Alors dans cette vidéo, je vous dis pourquoi la charge mentale est devenue si lourde aujourd’hui, et je vous propose plusieurs pistes d’actions concrètes à mettre en œuvre dès aujourd’hui.

Pour celles qui se sentent prêtes à passer à l’action, j’ai construit une formation pour alléger votre charge mentale avec des façons de faire à la portée de vous toutes. Cette formation, loin de proposer des recettes toutes faites, vous propose de partir de la réalité concrète de ce que vous vivez ET de votre personnalité.

Cette formation se suit entièrement en ligne, à distance et à votre rythme.

En savoir plus sur cette formation « trois semaines pour alléger significativement la charge mentale »

 

est psychologue clinicienne et art-thérapeute. Elle a travaillé pendant 20 ans auprès d’adultes et d’adolescents dans le monde judiciaire, médical et de la formation. En 2015 elle fonde majusteplace.com, et dédie son activité aux Wonder-women épuisées. Avec une méthode originale, elle les aide à la fois à renouer avec qui elles sont, et à réaménager concrètement leur vie de femme, épouse et mère pour retrouver plaisir et sens au quotidien . Elle travaille par Skype et aide des femmes dans toute la France et en Europe.

21 réflexions sur “La charge mentale, en réaction à la BD d’Emma

  1. Camille dit :

    Merci ! j’ai eut le même gene que vous ! je suis ravie de vous entendre sur ce sujet ! je me reconnais volontier ds cette sensation de charge mentale mais pas ds les solutions suggéré .
    merci encore

    • valeriedeminvielle dit :

      Merci Camille ! Nous sommes nombreuses à chercher des réactions responsables et non victimes et j’apprécie votre commentaire : merci !

      • Camille dit :

        Pardon pour les fautes de frappes et de grammaires ! la perfectionniste que je suis en prend pour son orgueil ! allez on va dire que c’est mon exercice de lacher prise du jour ….. ah si seulement on pouvait ne pas être parfaite sans se sentir nul !
        Bravo pour votre job …. un jour je m’offrirai peut être vos bons soins…..

        • valeriedeminvielle dit :

          Vous êtes sur le chemin Camille. Il est fait de petits pas. Merci pour votre message. Quand vous le souhaitez pour discuter de mes bons soins 🙂

  2. Cécile dit :

    Merci de cette réaction constructive à cette BD qui me gênait énormément car me confrontait à la réalité de la charge mentale que je vis, mais ne proposait que des solutions à l’opposé de mes envies et de mes convictions!

    • valeriedeminvielle dit :

      Merci Cécile, j’ai eu la même sensation que vous. Ravie que vous puissiez trouver des pistes dans cette vidéo, il y en a tant à essayer !

  3. ACdeC dit :

    Un grand merci pour votre video ! Je suis tellement soulagée que j’en ai eu les larmes aux yeux. Commencer par ne pas culpabiliser de s’écouter et arrêter de critiquer son mari, mais merciiii !!!

  4. Fikmonskov dit :

    Merci Madame pour cette vidéo qui vient remettre les choses à leur juste place, sans culpabiliser personne, ni hommes ni femmes, mais en donnant à chacun des clés pour mieux comprendre l’autre.

    Merci !

  5. Marguet Isabelle dit :

    Bonjour après un burn out à la reprise de mon travail avec juste 2 enfants je pense que demander plus aux hommes c’est pas du luxe… oui on les aiment virils dans leurs domaines mais juste de l’aide dans nos domaines sans prendre notre place merci.

    • valeriedeminvielle dit :

      Bonjour Isabelle, merci de votre réaction : oui dès lors qu’il y a burn-out, toutes les solutions sont à envisager pour retrouver l’équilibre, et la participation de votre mari est un élément important. Je suis d’accord bien sûr avec cette idée. Comme vous dites, c’est une question subtile où chacun doit trouver sa place et la famille son équilibre. Loin de moi l’idée que les hommes n’ont pas une place à prendre dans la gestion de la maisonnée. Mon propos se voulait « en réaction » à une solution qui reposerait uniquement sur les hommes. Bon courage à vous, j’espère que vous avez appris à mieux prendre soin de vous au quotidien. A bientôt !

  6. calliope dit :

    bonjour. je suis très étonnée de votre commentaire « je n’ai pas envie de voir mon mari sans cette situation dévalorisante (on parle de passer l’aspirateur!!!). dans ce cas qui devrait se charger de cette activité : la femme? ou un(e) employé(e) de maison, un aspirateur robot. nous passons tous l’aspirateur à la maison sans nous sentir dévalorisés…

    • Valérie de Minvielle dit :

      Bonjour et merci de votre réaction. Oui, toutes vos suggestions sont intéressantes je trouve. Je parlais ici de mon cas. Et aussi par extension du fait que l’idée de voir mon mari se jeter sur les tâches ménagères en rentrant du travail ne me fait guère rêver. Oui bien sûr, les tâches ménagères doivent être faites, et elles ne sont rigolotes ni pour les hommes ni pour les femmes. Mais mon propos visait à faire réagir : la solution me semble plus du côté d’une discussion en couple autour de ce que chacun se sent prêt à assumer, autour de ce qui pourrait être éliminé ou réduit, autour de ce qui est vivable pour le couple et pour chacun. Certains hommes se sentent atteints dans leur virilité quand ils tiennent un aspirateur, d’autres pas du tout. Certaines femmes sont fières de savoir déboucher une canalisation, d’autres n’envisagent ce type de tâche que faites par leur conjoint… toutes les configurations existent. Cette vidéo se veut une ouverture à la diversité des pistes possibles, et un engagement à en discuter en couple. Rien d’autre 🙂

  7. Selleret Axelle dit :

    Bonjour Valérie
    Je viens de regarder cette vidéo car effectivement la charge mentale me parle beaucoup.
    J’en ai discuté avec mon mari ( que tu connais…) et on était effectivement pas d’accord. En regardant ton analyse sur cette BD, il y a des points où je suis d’accord avec toi, mais je pense que l’amélioration de la situation peut se faire avec un changement des 2 côtés. Tu nous dis qu’il faut que nous changeons, que nous lâchions prise sans rien demander aux hommes de changer. De faire comme eux. Ok. Mais en échangeant avec mon mari lui me dit qu’il ne peut pas deviner les choses, qu’il faut lui dire clairement ce dont j’ai besoin… alors je l’infantilise ou je le laisse se demerder et j’attends qu’il râle parce que c’est pas fait? Je pense que cela doit passer par une discussion claire et précise sur ce qu’on attend l’un de l’autre, avec des exemples précis pour que nous sachions chacun ce que nous choisissons de faire. Je pense également que le changement doit se faire des deux côtes, à nous de lâcher prise, à eux de se prendre un peu plus en main. Et là où cela me gêne c’est que dans ton analyse j’ai l’impression (qui m’appartiens) que nous devons laisser les hommes choisir de faire ou pas. De les laisser tranquille, mais pourquoi nous devrions toujours faire en fonction d’eux et pourquoi les hommes ne peuvent ils pas avoir un peu de compassion pour nous, de se mettre à notre place de temps en temps? Voilà encore une charge que nous devons subir : ne pas les embêter et faire comme eux prendre du temps pour nous sans se soucier de si ça va être fait ou pas… pour avoir essayé ça marche pas franchement. Il faut que je sois dans un état proche de la dépression pour que les choses changent ( juste le temps que cela aille mieux pour moi ). Alors je vais bien sur lâcher prise mais je fais quoi des reproches? Sur ce je vais me faire couler un bain et tant pis si le repas n’est pas pret…

    • Valérie de Minvielle dit :

      Bonjour Axelle, merci pour ton commentaire qui fait avancer les choses : oui je suis complètement d’accord avec toi ! Ma vidéo, je l’ai tournée « à chaud » après cette BD d’Emma : j’y insiste donc sur ce qui m’a frappée DANS LA BD, à savoir une solution qui consisterait à refiler la charge aux hommes complètement. Ma vidéo est une réaction à cette idée précise et pas un mode d’emploi de la charge mentale en famille. Car sur le fond, je pense comme toi bien entendu qu’il s’agit d’une répartition entre les parents. Je recommande à toutes mes clientes pour qui ça se passe mal de commencer par faire une liste des choses qu’elles font car je sais que peu d’hommes s’imaginent la quantité de choses que leur femme fait chaque jour pour la maisonnée. Ensuite la phase de négociation peut commencer : qu’est-ce que je veux bien faire ? qu’est-ce que je peux faire ? qu’est-ce que je ne veux pas faire ? qu’est-ce que tu veux faire ? qu’est-ce que tu ne veux pas faire ? Et les phases régulières de réajustement. Maintenant je trouve qu’ils ont souvent une façon d’aborder les « corvées » en général qui pourrait être source d’inspiration pour nous, qui ne savons pas nous arrêter comme tu dis. J’en ai parlé longuement avec une journaliste du Nouvel-Obs qui prépare un article complet sur le sujet pour fin juin. Et bravo pour le bain 🙂 A bientôt !

  8. blab dit :

    Bonjour,
    J’ai été très touchée par la BD d’Emma qui mets des images sur mon quotidien. Mais après qu’est ce qu’on fait ? Je ne veux pas être juste dans le constat et le reproche. En cherchant du coté des solutions je suis tombée sur votre site.
    J’ai trouvé quelques pistes (travailler sur moi plutôt que vouloir changer les autres, m’inspirer de ceux que j’envie à gérer autrement…). Par contre je suis assez choquée par votre vision stéréotypée de notre société comme un fait acté « puisque vous êtes le pilier », l’image de changer les couches n’est pas valorisante pour votre mari (et pour une femme oui ?) , les femmes sont comme ça- les homme comme ceci, les hommes devraient avoir le choix pour le congé parentale (bah ce serais bien que les femmes aussi et ce n’est pas toujours le cas mais comme ça fait partie du package femme on ne s’en offusque pas). Justement non tout ça n’est pas sexué mais ce sont des reproductions sociales et éducatives que nous reproduisons. Je fais le constat que moi même j’ai reproduit (cf culpabilité) et je pense que c’est une piste aussi de solution . Difficile de changer les adultes mais on peut éduquer autrement nos enfants 😉

    • Valérie de Minvielle dit :

      Bonjour et merci de votre commentaire qui alimente le débat. La question des stéréotypes est intéressante : qu’est-ce qui fait le stéréotype ? Ce que certains voient comme un stéréotype ne pourrait-il pas être un choix pour d’autres ? Que savons-nous de ce qui a été pensé, vécu, essayé par les personnes qui expriment leurs choix ? Nos différences ne sont pas sexuées dites-vous… si elles le sont justement. Et de quelles façons cette différence de genre conditionne-t-elle nos différences psychiques, nos différences de rôle ? Vaste question qui trouve tant de réponses différentes et personnelles dans notre société actuelle que je trouve dommage de leur appliquer un jugement de valeur. A bientôt !

      • blab dit :

        Bien sur qu’il y a des différences en fonction du sexe mais ça arrange parfois de mettre sur le dos des sexes des chose qui ne relève pas de la différence des sexes et qui – je persiste – sont plutôt acquises et reproduites par l’éducation et la société, pas forcément consciemment. Il n’y a a pas de gène aspirateur ou organisation chez les femmes ni de gène bricolage chez les hommes. Par contre on offre plus dans des kits bricolage aux petits garçons et inversement. Quand à la question du choix bien sûr que certains peuvent choisir ce que je peux considérer comme un stéréotype mais justement je n’ai pas l’impression qu’il soit aisé de « choisir » autre chose. Regardons les discours qu’entendent nos enfants, les magasins de jouets aux codes couleurs bien marqués, les pub…
        Je vois ma vision comme une critique des considérations figées sur la répartition des rôles plutôt que comme un jugement de valeur justement, puisque je pense que la multiplicités des situations peut exister. Par contre j’ai effectivement l’impression qu’on ne laisse pas cette multiplicité, ces choix s’exprimer.

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