Pourquoi sommes-nous toujours débordées ?

 

Pourquoi sommes-nous toujours débordées ?

to-do list

Cette to-do list qui ne désemplit pas, cette course chaque jour recommencée, cette angoisse de passer à côté de l’enfance de vos petits : vous connaissez ? Que nous ayons un ou six enfants, que nous ayons un boulot en dehors de la famille, ou que la famille soit notre boulot, pourquoi donc sommes-nous toutes toujours débordées ?

Parce qu’on veut tout :

Des enfants dégourdis, malins, une relation amoureuse avec notre mari, une vie professionnelle engagée et valorisante, une vie sociale joyeuse, une maison agréable à vivre.

Nous vivons dans une génération, contrairement à celle de nos mères ou de nos grand-mères, où tout semble possible. Dans nos sociétés, dans la plupart des cas, on se marie par amour, les femmes ont accès aux études et travaillent, les couples ont la possibilité de choisir de devenir parents, et quand. Nous vivons une grande liberté. Et nous voulons en faire usage.

Mais en se jetant dans cette ambition de « vouloir tout » sans la repenser et sans l’organiser, alors c’est notre énergie que nous dilapidons, pour un résultat presque toujours décevant, car « ce n’est jamais assez bien » ou « je me donne un mal de chien et n’ai aucune reconnaissance », « je ne comprends pas : j’ai tout, mais je suis épuisée ».Vouloir tout, pourquoi pas. Mais pas n’importe comment. Et pas tout en même temps.

Comment se donner les moyens de ses ambitions ? En se reposant sur deux piliers : le rapport au temps et le rapport à soi.
Je m’explique…

1. Vouloir tout, mais pas tout en même temps

Une de mes clientes a décidé, avec son mari, de prendre un congé parental pour s’occuper de leurs deux enfants en bas âge. Elle me contacte à la fin de son congé parental, et se désole de n’avoir pas mis à profit ce temps comme elle l’entendait. Je lui demande quel était son projet pendant son congé. Elle me répond « Eh bien je me disais que j’allais voir les enfants, passer de chouettes moments avec eux, leur faire la cuisine moi-même. Et puis il y avait une foule de bricolages à faire dans la maison, notamment une pièce à refaire. Enfin, je voulais réfléchir à mon projet professionnel et aider un peu mon mari dans son entreprise ». Elle se désolait d’avoir mis de côté le projet de travaux et d’avoir passé beaucoup de temps à s’occuper de ses enfants, oui, mais en râlant.

Le congé parental est une parenthèse de votre vie qui, selon vos choix, est censée tourner autour de vos enfants. Et c’est largement suffisant. Que voulez-vous apporter à vos enfants pendant cette période ? Que voulez-vous que cette période vous apporte ? Sur le plan de votre maternité, de votre lien à vos enfants ? Pourquoi ne pas décider en amont d’objectifs à poser ?

Chaque période de votre vie mobilise une énergie différente chez vous, et vous permet de réaliser des avancées différentes.

  • Non, la vie en couple n’est pas un long fleuve tranquille.
  • Oui, il est normal d’alterner entre des périodes de grande proximité avec votre mari et d’autres où vous vous sentez sur deux planètes opposées.
  • Oui, la petite enfance de vos enfants est une période de votre vie qui bouffe toute votre énergie – c’est rarement le bon moment pour monter votre entreprise.

La semaine dernière, je recevais l’une de mes clientes qui se prépare pour une expatriation de 3 ans. Avec 3 enfants en bas âge, elle tentait de survivre à un mois de juin envahi de tâches logistiques, et me disait : « Je vais pouvoir réaliser tous mes projets professionnels une fois là-bas ». C’est sur cette phrase que nous avons passé la séance finalement. Tous ses projets ?

« Parlons-en », lui ai-je dit : « si tu voulais réaliser trois objectifs seulement, lesquels choisirais-tu ? ». Parmi ces trois objectifs, cette cliente a finalement pu formuler le projet professionnel qu’elle aimerait réaliser (beaucoup plus précis et jalonné d’étapes concrètes et de délais), un projet concernant son corps pour récupérer une certaine forme physique (« je n’aurais pas pensé à en faire un projet, et pourtant c’est quelque chose que je veux vraiment »), et un projet de vie de famille autour de la découverte et de la nouveauté, là aussi formulé précisément et en discussion avec son mari.

Elle a réalisé que :

  • Cette tranche de vie n’allait non pas lui permettre enfin de vivre tout ce qu’elle ne vit pas ici.
  • En faisant quelques choix, donc des priorités, elle réveillait une énergie formidable en elle.
  • En ayant en tête ces trois objectifs, tous ses choix, une fois arrivée sur place, y compris logistiques, pourront être facilités par cette « grille de lecture ».

Les horaires de garde des enfants, le type de sport à choisir, les gens vers qui se tourner, autant de décisions qui seront prises, non pas « au pif », mais au regard de ces trois objectifs que cette fabuleuse aimerait réaliser.

Cette attitude constructive, réaliste, nécessite bien de renoncer au « tout maintenant » ou « tout en même temps » pour passer à « chaque chose en son temps ».

Nous arrivons au deuxième pilier : vouloir tout, OK, mais en se dégageant d’une certaine norme – plus ou moins dite (parfois non dite, mais fortement dictée par les réseaux sociaux).

2. Vouloir tout, mais pas tout « comme il faut »

L’une de mes clientes me disait : « Faire des choix ? OK : je laisse tomber mes efforts pour une bonne ambiance en famille ».

Il ne s’agit pas de laisser tomber un domaine auquel vous tenez – il s’agit de chercher à faire les choses sans vouloir correspondre à une image de ce qu’on s’imagine être la mère parfaite, par exemple. Car c’est la recherche du modèle parfait qui nous épuise.

Voyez ce jeu qui présente une tour creusée de trous à différentes formes (triangle, carré, hexagone). L’enfant dispose de pièces en forme de triangle, carré, hexagone et doit les faire entrer dans les trous correspondants dans la tour. Avez-vous déjà observé un enfant qui cherche à faire entrer un triangle dans le trou en carré : il essaie, puis tape, puis appuie. Certains s’énervent. Essaient en force.

En force. Combien d’entre vous vivent « en force » ? Sans énergie, mais en avançant quand même : « je prends sur moi », « je tiens jusqu’aux vacances ».

C’est comme si vous regardiez un magazine de mode en vous disant : « Je vais m’acheter ce pantalon qui donne au mannequin un style si féminin ». Au lieu de vous dire « Je vais faire en sorte de trouver ma féminité », de trouver les couleurs et les formes de vêtements qui ME vont et la coupe de cheveux avec laquelle je me sens bien MOI, pas celle qui est à la mode en ce moment.

C’est pareil avec votre place de femme, de mère, d’épouse et même au travail. Nombre de mes clientes se conforment au style ambiant, à ce qui se fait et ne se fait pas.

Comment pourriez-vous être plus libre ?

Je repense encore et toujours à Michelle Obama qui avait fait preuve d’une liberté renversante. En tant que femme de président des USA, elle avait choisi comme cause celle de la santé, notamment pour lutter contre l’obésité dans son pays. Elle avait inventé une campagne de sensibilisation nommée « Gimme five » (donne-moi cinq… choses que tu fais pour améliorer ta santé). Et comment véhiculer cette campagne ? Par la danse ! La première dame se mettait donc à danser sur les plateaux télé, discipline dans laquelle non seulement elle excelle, mais qui en plus, et c’est visible, l’amuse !

Elle a pris la liberté d’exercer son rôle de première dame à sa façon, bien loin des codes et modèles de premières dames connus. Et vous, comment pourriez-vous être mère à votre façon ? Comment pourriez-vous gérer votre temps à votre façon ?

Regardez les moments de votre journée où vous perdez de l’énergie. Est-ce que chez vous, ce sont les matins ? Se réveiller comme un « i », courir sous la douche, réveiller les enfants, renverser le lait chaud, boire son café froid, encore, voir le petit dernier pleurer, car on lui dit déjà « dépêche-toi ». Ras-le-bol de tout ça ?

Observez-vous : de quoi avez-vous besoin pour être mieux réveillée le matin ?

  • D’un café seule avant de les lever ? Essayez !
  • De prendre 10 min pour une douche dans le silence de la maison endormie ? Alors, allez-y !
  • De négocier avec votre mari d’avoir un matin sur deux seule ? Demandez-lui !
  • De ne plus vous occuper du tout de vos enfants le matin ? Pourquoi ne pas le rendre possible ?

Trouvez de quoi vous avez besoin et comment le mettre en place. En partant de vous et non pas des autres, ni de ce-que-vous-croyez-qui-se-fait-chez-les-mères-admirables.

Si nous sommes toujours débordées, c’est que nous ne savons pas, ou nous n’osons pas mettre des priorités. Et pour mettre des priorités, il est important de bien se connaître. De savoir ce qui compte le plus pour vous, ce que vous avez envie de réaliser dans votre vie. C’est cet axe qui va vous permettre de définir vos priorités, loin des modèles de perfection qui envahissent les réseaux sociaux.

Et passer de la to-do list à la tout doux liste.

Valérie

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est psychologue clinicienne et art-thérapeute. Elle a travaillé pendant 20 ans auprès d’adultes et d’adolescents dans le monde judiciaire, médical et de la formation. En 2015 elle fonde majusteplace.com, et dédie son activité aux Wonder-women épuisées. Avec une méthode originale, elle les aide à la fois à renouer avec qui elles sont, et à réaménager concrètement leur vie de femme, épouse et mère pour retrouver plaisir et sens au quotidien . Elle travaille par Skype et aide des femmes dans toute la France et en Europe.

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